Une repat à Douala : petit bilan quelques années après mon retour au Cameroun

Hello,

Depuis quelques années, lorsque je me présente  je précise parfois que je suis une repat, comprenez une personne qui après un long sejour (parfois pour les études) est revenue dans son pays. Je vais vous épargner l’histoire du mot car je ne la connais pas.  Mais je voudrai partager avec vous un petit bilan sur mon retour au Cameroun : les a priori que j’avais, ceux que les gens ont parfois sur les repats et puis quelques contraintes auxquelles j’ai du me plier.

J’entrerai un peu plus dans les détails lors d’un live dimanche à 16h30 GMT (15h30 à Douala) sur le Instagam du Club des Cotonettes, je partagerai mon expérience et tout le monde pourra participer, j’ai déjà quelques guests qui ont promis de venir discuter avec nous.

1. Retour au pays : les a priori des repats

En général lorsque l’on décide de rentrer au pays (oui c’est un choix mais on en reparle plus bas) on a vraiment la boule aux ventres. Je vous l’ai dit dans cet article sur mon retour au Cameroun, on laisse derrière soi des habitudes, des projets parfois inachevés et surtout des personnes que l’on aime. Quand on est parti du pays depuis des années il faut envisager de tout recommencer à zéro. Vous imaginez donc que l’on a beaucoup d’appréhension.

 

On sait après 10 ans que l’on ne retrouvera pas sa ville, son quartier tel qu’on l’a laissé. Et parfois les nouvelles du pays ne nous aident pas à nous faire une idée réaliste de ce que l’on va trouver. Je prends l’exemple de Douala et ses embouteillages. On a tellement parlé des embouteillages de Bonabéri, nous nous sommes tellement plaints qu’aujourd’hui les personnes à l’étranger s’imaginent que c’est toujours la croix et la bannière pour y aller alors que plus du tout.

2. Ce que l’on pense des personnes qui rentrent au pays

En amont du live de dimanche sur le Instagram du Club, lorsque je discutais avec un des guests qui partagera son expérience de retour avec nous, il m’a parlé d’un a priori notable que j’avais oublié.

« Quand tu rentres on pense que c’est un échec » 

Sans demander ou sans prendre le temps de comprendre, les personnes que l’on retrouve au pays natal partent souvent du principe que le retour n’ a pas été un choix. Que c’est une fuite, qu’il y a eu un raté quelque part sur le plan administratif ou que les parents attendent au pays avec une place toute prête. Et tous les repats sont logés à la même enseigne alors que dès le départ, les parcours étaient différents.

 

 

Autre a priori : les repats restent entre eux. C’est faux ! si je pouvais vous mettre la vidéo Tik Tok de la dame qui dit c’est faux vous sauriez à quel point je nie ! C’est archi faux. Il s’avère que parfois on est parti d’un côté et ses amis de l’autre et quand tout le monde revient les amitiés se refont. Parfois on rencontre son compatriote à l’étranger et on revient tous les deux. Mais même si un repat va beaucoup s’adresser à quelqu’un qui est passé par la même situation que lui/elle à son retour, en s’adaptant à sa nouvelle vie il se fera de nouveaux amis qui seront ou pas des repats.

3. Quelques situations auxquelles un(e) repat peut avoir à faire face

Je vous racontais dans cet article sur mes aventures de repat qu’il faut se réadapter et que parfois des choses anodines peuvent s’avérer assez problématiques par exemple prendre un taxi à Douala, je vous raconte mes anecdotes dans cet article. Repat avec un accent quelle galère ! Il y a aussi des petits manques : le starbucks et moi vous le savez c’était une histoire d’amour. Je n’ai pas trouvé d’équivalent à Douala. Il y a la maison du café à Yaoundé dont je vous parle dans cet article mais vous vous doutez bien que je ne vais pas faire 300km pour assouvir une envie de caféine.

 

Le mot clé des situations un peu compliquées auxquelles un(e) repat doit faire face c’est « équivalent« . En refaisant sa vie dans son pays natal, non seulement on a une certaine nostalgie quand on pense à ce que l’on a laissé mais surtout on conditionne son bien-être à certaines choses : le climatiseur, l’eau chaude, la sécurité, les corn flakes ou les tampons. En fonction des gens ces éléments varient, mais vous entendrez parfois des repats dire : « moi je ne peux pas faire / manger / boire ça si … » et ce qui suit est souvent une condition qui découle de ses habitudes acquises à l’étranger.

Ceci est mon point de vue, certains repats ne sont pas d’accord avec moi sur ce point. Peut-être qu’il y a un niveau de (ré) intégration et j’aimerai en discuter avec eux dimanche pendant le live du Club des Cotonettes. Je vous donne donc rdv dimanche 17.05 à partir de 15h30 (Douala), si vous êtes repat, si vous pensez à rentrer ou si le sujet vous intéresse.

Bons baisers de Douala

S. - Rédactrice Lifestyle

Après avoir vadrouillé dans les rues parisiennes je suis de retour en Afrique. Ce qui fait de moi une "Repat" (personne ayant vécu à l'étranger et de retour dans son pays d'origine) ! C'est maintenant à Douala, Lagos et toutes les villes d'Afrique que je vous emmène en balade. Curieuse et un brin aventurière, la nailista que je suis partagera avec vous toutes ses découvertes : les gourmandes, les virtuelles et celles de la "vraie vie".

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