Le point créativité: L’artiste peintre Nigérian Laolu NYC

L’art africain ne se résume pas qu’aux objets que l’on achète dans les marchés pendant les voyages ou dans les marchés dits artisanaux des grandes villes occidentales: chaque artiste a un nom, chaque artiste a une histoire. C’est ce que le Nigérian Laolu NYC de son vrai nom Laolu Senbanjo souhaite véhiculer comme message au travers de son art.

Laolu NYC ou L’art sacré des Ori – Les prémices

Enfant, Laolu NYC a passé beaucoup de temps aux pieds de sa grand-mère, à l’écouter, à l’observer, à la questionner sur ses tatouages Yorubas. Sa grand-mère lui a transmis la passion pour la mythologie Yoruba, ce qui a fortement influencé l’expression de son art depuis son enfance.
Mais parce que, pour un Parent Africain classique, artiste n’est pas un « vrai métier » au sens médecin-avocat-banquier-ingénieur, Laolu NYC a dû orienter ses études supérieures vers le droit, tout en continuant de griffonner des masques et figurines dans ses cahiers. Oui, il a eu son diplôme d’avocat, avec la toge et la perruque blonde (je ne comprends toujours pas cette aberration de perruque blonde à la Molière sous nos tropiques) en faisant de ce jour l’un des plus beaux de ses parents.
Même après avoir commencé sa vie professionnelle d’avocat, il a continué de peindre en intégrant à ses œuvres une nouvelle dimension: ouvrir une conversation sur les injustices sociales et économiques de ce monde.

Il a plus tard fait le pari risqué de quitter son emploi et de déménager à New York pour pratiquer son art à temps plein (pure folie pour ses parents). Sans aide, sans réseau, sans galerie pour exposer ses œuvres, il a dû trouver un moyen pour survivre littéralement. On connaît la créativité du ventre affamé, n’est-ce pas ?
Il a donc commencé à peindre pour customiser des vêtements, des chaussures et finalement tout objet que lui apportaient ses clients. Tout support était son canevas.

Laolu NYC ou L’art sacré des Ori : Le décollage

Laolu NYC a passé un cap lorsqu’il a commencé à peindre sur les corps humains, comme pour ramener à la vie les tatouages Yorubas de sa grand-mère, comme pour voir son art en mouvement.

Sa notoriété a grossi jusqu’à atteindre Beyoncé qui l’a sollicité lors de la préparation de son projet « Lemonade » et en particulier, pour le clip de « Sorry » (la séquence avec les femmes Noires dans le bus – je vous mets le clip qui est juste magnifique).

Depuis, Laolu NYC a collaboré avec plusieurs grandes stars comme Taraji P. Henson, Lupita Nyongo, Alicia Keys ou Serena Williams, pour ne nommer qu’elles.

Aujourd’hui Laolu NYC continue d’utiliser son art pour combattre l’injustice et pour sensibiliser sur les grandes causes comme Black lives matter ou, plus récemment la pandémie qui s’est abattue sur le monde « A virus doesn’t care where you’re from » dans le magazine New York Times.

Il veut changer la perception de l’Afrique qui n’est pas une vaste terre de pays anonymes. Il veut changer la perception que l’on a de l’art Africain sur le continent et ailleurs.

« A virus does not care where you are from »

Besos !

L.

Lydvina - Rédactrice Lifestyle

Avec plus de 8 ans de blogging dans le compteur, je constate que la petite bourse n'empêche pas le bel art de vivre à la française ! C'est ce que je vous démontre en partageant mon carnet de sorties culturelles, les bonnes adresses restaurants, les expositions à voir ou les livres à dévorer sur les terrasses de café.

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