Femmes, je vous aime ! Femmes, je vous aime !

Petite, je regardais autour de moi et je ne pouvais qu’être fière, d’être du même genre que les personnes qui m’impressionnaient le plus : toutes des femmes. De mon père à mon frère en passant par mes oncles et mes grands-pères, tous les hommes autour de moi ont eux aussi toujours voué à ces femmes d’exception la même admiration. Avec le temps, j’ai appris que c’est parce qu’une femme, qu’elle soit mère, épouse, soeur ou amie est irremplaçable et indispensable.

Lauréates du Prix L'oréal - Unesco 2014
Lauréates du Prix L’oréal – Unesco 2014

Pour moi, les femme sont phénoménales, certains disent de nous que nous sommes compliquées, moi je préfère dire « complexes » et dans le bon sens du terme, une femme est comme un rubik’s cube avec plusieurs facettes que la vie mélange. D’ailleurs, depuis quelques mois, en pensant à la création d’une plateforme dédiée à mon domaine d’activités, j’ai exprimé à myriam mon désir d’y mettre la femme à l’honneur en parlant de projets ou d’évènements comme She Leads Africa ou Women in Tech. Parce que pour moi « we run the world » et  le monde semble – de plus en plus –  en prendre conscience, la marque L’Oréal s’est d’ailleurs associée à l’unesco pour apporter son soutien aux femmes scientifiques à travers le programme For Women In Science . Je suis particulièrement fière d’être une femme quand je vois toutes les start’up qui émergent avec à leur tête une femme. Je suis heureuse quand je regarde autour de moi et que je vois des femmes, FORTES COURAGEUSES BATTANTES qui se lèvent tous les matins et affrontent le sexisme, les vicissitudes de la vie et toutes sortes de combats.

Nous sommes convaincus qu’ensemble la science et les femmes nourrissent l’espoir et portent la découverte, l’innovation et l’excellence. Tous les meilleurs talents doivent être mis à contribution pour réaliser ce grand dessein. L’Oréal s’engage pour les femmes, L’Oréal s’engage pour la science.

Jean-Paul Agon, Président Directeur Général Du Groupe L’oréal Et Président De La Fondation L’oréal.

Je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui en tant que jeune femme je vis plus que je n’observe ce qu’est être une femme, mais j’ai le sentiment que plus que la gente masculine, nous devons nous adapter à notre environnement, aux difficultés, à notre entourage surtout. En effet, dans un univers d’hommes, il faut savoir se démarquer : être à la hauteur (voire même au dessus) sans perdre sa féminité mais sans passer pour une aguicheuse; dans un univers de femmes il faut se faire sa place dans le panier de crabes. Mais ce n’est pas tout.

Petites, pour les plus chanceuses on  passe  par le bijoutier ou la dame du marché avec son aiguille pour se faire percer les oreilles. Dans certaines civilisations c’est l’excision, le repassage des seins, l’esclavage ou encore la privation de certains droits fondamentaux comme le droit à l’éducation. Adolescentes, avec les règles très souvent douloureuses, rien ne s’arrangent on devient « femmes », les problèmes se multiplient. Le mariage forcé des jeunes filles et autres atteintes à la liberté et souvent à la vie. Plus grandes, c’est encore pire il faut courir pour attraper un mari, avoir des enfants ou vivre la douleur de ne pas en avoir, se battre pour aller au travail / trouver du travail (selon qu’on nous accorde ce droit). Et pour ne rien arranger : une femme sur trois est concernée par le cancer. La fréquence du cancer a été multipliée par 4 en 10 ans chez les femmes de 35 à 45 ans (en France). La vie d’une femme est une succession de combats dont elle sort souvent victorieuse. Alors, oui je n’en finirai jamais de citer tous les maux et tous les combats auxquels les femmes doivent faire face. Et je ne trouverai jamais le moyen de toutes nous soulager. Je prie très fort pour vous et toutes les braves à travers le monde en espérant que Dieu (peu importe celui en qui vous croyez) vous fortifie. Une pensée pour toutes celles qui nous ont quitté et veillent sur nous de là-haut. We love you !

Femme nue agenouillée de Carabin François-Rupert Photo prise ici
Femme nue agenouillée de Carabin François-Rupert Photo prise ici

Lorsque je vous parlais de Lagos, je vous ai présenté Chimamanda Ngozi Adichie, dont les personnages principaux sont souvent des femmes comme dans Americanah, elle est aussi l’auteure de l’essai et du discours We should all be feminist dont vous pouvez vous procurez la version française. En m’attardant sur ce qu’elle dit lors de son discours sur l’éducation et notamment l’importance d’éduquer les filles et les fils de façon à ce que nous vivions dans « Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. », j’en suis arrivée à la conclusion que si nous ne sommes pas tous et toutes des féministes, nous nous accordons quand même sur la place importante qu’occupe la femme dans la société aujourd’hui.

 

Photo de She Leads Africa
Photo de She Leads Africa

Mais qu’est ce qu’être une femme en 2015 ? Plus le temps passe et plus je me pose la question. Enfant, je rêvais du prince charmant et d’être hôtesse de l’air (puis de sauver les animaux marins mais on en parlera plus tard). Pour moi, être une femme n’impliquait pas de devoir m’adapter constamment. Et pourtant, c’est cette capacité d’adaptation qui selon moi, nous sauve. Pouvoir changer de coupe de cheveux, faire passer un message avec un nouveau look, une force. Se relever d’une rupture en étant plus belle que notre ex ne nous a jamais vue. Apprendre à accepter les délicieuses courbes que les années ont dessiné sur notre corps, après une discussion avec C de Leen c’est tout ça la vie d’une femme.

Nous avons le pouvoir du caméléon et du phoenix, au plus bas nous savons nous relever, transformer les situations difficiles et les challenges en victoires à notre actif. J’ai lu l’autre jour un article sur une jeune fille harcelée à l’école qui est devenue une blogueuse de renom. Je vois tous les jours mes amies se battre avec les difficultés de la vie et en sortir grandies. Pouvoir évoluer, passer de la petite fille qui pleurait quand son frère cassait sa poupée Ramona à une gladiatrice en talons aiguilles, c’est ça être une femme. Lorsque  Mymou a fait son soin colorant, en voyant le résultat du lissage et avec sa frange, ça m’est apparu comme une évidence, nous sommes plusieurs dans la même femme je lui ai d’ailleurs dit « tu es toutes les femmes de ma vie ». Selon moi, c’est dans cette pluralité que réside notre force. Idem lorsque C. l’habille en mode all black everything pour son premier look rock je suis stupéfaite. Nuby est je crois l’exemple typique de notre capacité à nous adapter grâce à un make up nude pour aller travailler, un smoky vert pour une soirée entre copines, du rouge pour séduire. Nous avons les armes pour affronter ce monde, profitons en.

We can do it (photo prise ici)
We can do it (photo prise ici)

 

Je me sens un peu privilégiée, et loin de moi l’idée de dire que le maquillage peut résoudre tous les problèmes mais être une femme c’est trouvé dans le sourire de ses enfants, dans le regard de ses aînés, dans les encouragements de ses proches, les compliments des personnes que l’on croise, la certitude que l’on est flawless et capable de tout braver.

 

 

 

look mode fashio chaos club cotonettes
Une (jeune) femme prête à affronter 2015

Bisous et courage à toutes les femmes ! Je vous aime.

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S. - Rédactrice Lifestyle

Après avoir vadrouillé dans les rues parisiennes je suis de retour en Afrique. Ce qui fait de moi une "Repat" (personne ayant vécu à l'étranger et de retour dans son pays d'origine) ! C'est maintenant à Douala, Lagos et toutes les villes d'Afrique que je vous emmène en balade. Curieuse et un brin aventurière, la nailista que je suis partagera avec vous toutes ses découvertes : les gourmandes, les virtuelles et celles de la "vraie vie".

6 Commentaires
  1. Je ne commente pas souvent et pourtant Dieu sait que je ne rate aucun billet. Merci beaucoup, je suis encore sous le coup de l’émotion tant le message est fort et résonne en moi.

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