Et si on parlait… des achats compulsifs

Vous êtes-vous déjà réveillé un matin, la tête lourde comme après une bonne cuite  soirée arrosée sans pour autant être sorti la veille? Moi oui, les lendemains de journées intensives de shopping. Si ce n’est pas systématique et que cela m’arrive de moins en moins, le phénomène survient encore.

Je me suis penchée sur la question et le résultat assez alarmant tenait en deux mots effrayants: ACHATS COMPULSIFS. Disons plutôt que c’est ma maman qui a utilisé ces mots. J’ai fait les recherches et la définition heureusement ne me correspondait pas. Je veux bien reconnaître l’envie (parfois très forte) d’acheter, mais de là à le faire au mépris des conséquences négatives sur ma vie personnelle, sociale et mes loisirs… euh NON.

achats compulsifs
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Disons que j’aime acheter et que bien souvent parfois, j’acquiers des choses dont je n’ai pas besoin. Mais qui a dit qu’il fallait uniquement acheter par nécessité? que c’était forcément négatif d’acheter sans l’avoir planifié?

Nous sommes tous en quelques sortes des acheteurs compulsifs, à des moments différents de nos vies et à diverses échelles. Savoir freiner à un moment donné nous préserve de basculer dans la pathologie. Pour certaines c’est le maquillage (n’est ce pas Nuby?), pour d’autres le jeux vidéos; lorsque nous sommes tristes, heureux, de mauvaise humeur… quoi de mieux que la « retail therapy » ?

Je fais partie de ces personnes que le shopping détend, j’en ressors toujours fatiguée mais heureuse et les idées claires.

Je tiens néanmoins à le répéter: non non je ne suis pas malade, j’ai juste du mal à choisir (parfois) et à me raisonner (souvent). Voilà que je parle comme S. maintenant!! Oui, S. achète de tout, tout le temps en toute circonstance et elle a toujours une bonne excuse. Nous avons toutes failli y laisser des plumes en essayant de la raisonner. Rendez vous compte, nous en sommes réduites à l’engueuler pour qu’elle dépose ce septième vernis bleu qu’elle a pris « parce que c’est une nuance que je n’ai pas et puis il n’est pas cher avec cette promo pour du Essie ».

je ne sais pas choisir
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Le petit électrochoc provoqué devant les deux mots qui font peur, m’a conduit à créer une petite checklist que j’avais  d’ailleurs partagé avec vous ici il y a quelques semaines. Elle peut être utile pendant les soldes ou lorsque que nous sommes sollicités par les remises et les promotions. Elle m’a d’ailleurs été tellement utile que mes achats compulsifs  spontanés (vous aimez aussi hein? 🙂 ) surviennent (ben oui ce n’est pas de mon fait uniquement) en dehors de ces périodes.

retail therapy
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Je me souviens de ce jour où, lasse de regarder un sac Celine,  pendant ma pause déjeûner, j’ai décidé d’aller l’acheter à la fin de la journée. J’ai appelé K. pour lui demander si elle était disponible pour m’accompagner ( je vous passe les détails de la conversation surréaliste et de son étonnement). La journée de travail terminée, nous nous sommes rendues à la boutique, et  j’ai acheté mon sac. Que j’avais à peine de quoi tenir le reste du mois? parce que oui nous étions alors en début de mois… même pas mal!!!!. Des années après il fait toujours ma joie eheheh. J’ai honte, parce que je dois vous parler de ce qui a inspiré mon article. Pourquoi? peut être est ce parce que ce n’était pas si loin que ça et ou parce que j’ai vraiment ABUSE. Les fameuses bottines.

 

celine-printemps-ete-2013-sac (3)
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Dès le défilé j’avais repéré ces fabuleuses bottines Chanel. Ma vie est alors devenu un looooong moment sans saveur dans l’attente de leur arrivée en boutique. J’étais devenue le cauchemar de toutes les vendeuses de Paris si bien que lorsqu’elles sont arrivées je n’ai pas été informée… snif (à leur décharge j’étais complètement submergée par le travail). Lorsque je me suis réveillée, elles étaient en rupture : il faut dire qu’entre temps Beyoncé les avait portées dans son clip « Flawless ». Une vendeuse après un long moment devant son ordinateur a fini par me dire que je pouvais les trouver dans ma pointure rue Cambon. J’ai marché, couru, volé pour y être avant la fermeture… et c’était une erreur de stock. La vendeuse face à mon désarroi m’ a proposé une paire similaire à ma taille et  celles que je recherchais  mais dans une couleur différente et en taille… 40. Je vous laisse deviner lesquelles j’ai choisies.

chanel chain boots
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Je suis toujours incapable de dire aujourd’hui encore pourquoi j’ai choisi des chaussures deux tailles trop grandes (Mais non! elles ne font pas des grands pieds…). Je les ai mises deux fois (l’attrait de la nouveauté surement) et depuis elles sont là dans mon placard, me narguant, me rappelant ce moment de pure folie. Je cherche d’ailleurs à les revendre sans avoir vraiment franchi le pas. Hasard ou coïncidence, ce fût là ma dernière folie…

Disons que depuis je réfléchis à une fois et demi avant de craquer et surtout j’ai appris à  m’écouter. Pas la voix qui  pousse à acheter mais le petit orteil vous alerte quand on enfile une paire de chaussures, la jupe qui remonte dès qu’on fait deux pas…  qu’on se le dise tout de suite: en dehors du cuir véritable, très peu de matière se font avec l’usage. Je me rappelle de cette paire de sandales roses magnifiques que Mymou a achetées chez Zara, la lanière lui labourait l’orteil mais nous les aimions tellement que nous avons ignoré les signes. Une sortie plus tard elles sont passées de magnifiques à je ne peux même plus les voir.

mymou sandales roses
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Il est essentiel, de toujours prendre le recul et s’accorder un temps de réflexion, sans passion et de préférence avec une personne impartiale si possible. Sinon n’hésitez pas à vous faire plaisir dans la mesure du raisonnable.

Et n’oubliez pas, à vote tour n’hésitez pas, pensez, appliquez, modez!

C.

Au delà des looks et des photos, C. vous invite à partager ses inspirations, ses influences... Sa vision décalée d'un chaos organisé.

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